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Viabilité hivernale : une réduction des dépenses est possible

Depuis le mois de novembre, les plans de viabilité hivernale ont été déployés sur l’ensemble des départements de France. Chaque année, ces plans coûtent des millions d’euros (pouvant parfois coûter jusqu’à 11 millions) par département. Malgré l’expérience des années passées, chaque hiver a son lot de surprises – bonnes ou mauvaises. Alors comment rationnaliser la consommation de matières et optimiser toutes vos ressources pour réussir à réduire le budget consacré à cette viabilité hivernale ? C’est que nous allons vous détailler dans cet article.

Comprendre l’enjeu crucial des plans de viabilité hivernale

L’ensemble des départements sont confrontés aux phénomènes hivernaux que sont le verglas et la neige – à différentes échelles néanmoins. Les routes qu’elles soient communales, départementales ou nationales doivent être accessibles et praticables en toutes circonstances. D’une part, pour assurer la sécurité des usagers qui empruntent ces routes chaque jour et d’autre part, pour garantir un accès constant aux secours. Ceci dans le but d’éviter le nombre d’accidents sur les routes du fait d’une mauvaise adhérence.

Pour veiller au maintien des bonnes conditions de circulation, des moyens humains et techniques sont ainsi déployés. Les équipes sont sur le pont pour anticiper, agir et informer les usagers sur les conditions de circulation en temps réel.

Réduire l’impact sur l’environnement

Les effets des plans hivernaux sur l’environnement ne sont pas anodins. Les engins utilisés émettent du CO2 et plus les sites de stockages sont éloignés les uns des autres plus il faut parcourir de kilomètres pour traiter l’ensemble du réseau routier. Pour limiter les émissions parasites, veillez à disposer de suffisamment de matériels par zones (engins notamment) et de multiplier les sites de stockages.

L’utilisation répétée de fondants sur toute une saison altère la qualité des sols qui sont gorgés de chlorure de sodium. Autre effet néfaste pour la planète, la pollution des eaux et des nappes phréatiques (forte teneur en chlorure) et la destruction de la flore aux alentours des sites de stockages et des sites traités.

La prise de conscience des effets de vos actions sur l’environnement est essentielle afin d’optimiser vos ressources et réduire leurs impacts. Des alternatives moins polluantes existent et sont tout aussi efficaces.

Connaître les différentes alternatives

Traditionnellement, plusieurs tonnes de fondants de type sel (chlorure de sodium), ou saumure sont répandus sur les chaussées. Comme nous l’avons vu plus haut, ces matériaux nuisent à l’environnement. Il existe pourtant des alternatives à ces fondants corrosifs : les abrasifs tels que le sable, le gravier ou encore le puzzolane (minéraux).

Ils agissent différemment des fondants et leur usage est tout à fait pertinent sur les voiries verglacées ou enneigées. L’emploi de ces abrasifs nécessite tout de même le passage d’une balayeuse après la fonte de la neige ou du verglas.

Chaque solution a ses avantages et ses inconvénients, il est donc essentiel de connaître les alternatives qui s’offrent à vous pour choisir la solution adaptée à chacune des situations. Et ainsi réaliser des économies de matériaux tout en minimisant l’impact environnemental.

Se former sur l’apparition des différents phénomènes

Voici un aspect relativement important dans la mise en œuvre de plans hivernaux : la connaissance des phénomènes météorologiques en hiver. En effet, la formation est un point essentiel pour les agents d’entretien des voiries afin qu’ils prennent les meilleures décisions en fonction des circonstances. Pour combattre au mieux l’hiver, il faut connaître ses caractéristiques.

Il existe différentes formes de verglas et de neige réparties en plusieurs typologies (5 pour le verglas et 3 pour la neige). L’identification de ces phénomènes et leur compréhension paraît donc nécessaire pour choisir le traitement approprié.

Les agents ont le choix entre réaliser un traitement préventif (épandre avant l’apparition du phénomène pour faciliter les opérations ultérieures) ou un traitement curatif (adapter le traitement en fonction du phénomène réellement rencontré). Etre formé.e sur l’apparition des épisodes neigeux et verglaçants permet de prendre les décisions les plus judicieuses.

Etre informé.e sur l’arrivée de ces phénomènes

Savoir quel traitement utiliserser c’est bien mais savoir à quel moment le faire c’est encore mieux. Car l’efficacité du traitement dépend en grande partie du moment où il est répandu sur la voirie. En conséquence, la parfaite connaissance des phénomènes n’est pas suffisante pour pouvoir optimiser vos ressources.

L’organisation des opérations de viabilité hivernale est régie par la météo. En effet, selon le niveau de vigilance dans lequel se trouve le département, les agents de voiries interviennent en prévention et répandent bien souvent inutilement de trop grandes quantités de fondants.

Pour éviter cela, nous conseillons d’utiliser un service d’alertes couplé à des prévisions locales précises. Vous serez ainsi avertis à l’arrivée d’un phénomène et serez en mesure d’optimiser le nombre de traitements et les moyens déployés.

Souscrire à un service d’alertes

Eviter les gaspillages

Chaque année, ce sont aussi de nombreux gaspillages de ressources qui sont comptabilisés, ce qui alourdit le budget annuel. Pourtant, une bonne gestion permettrait de limiter considérablement le nombre de gaspillages et donc de réduire le budget.

Un des premiers postes de gaspillage reste le stock de matières premières (le sel en grains principalement) du fait de sa sensibilité à l’humidité. Pour éradiquer les pertes sur stocks, ils doivent être conservés dans une zone étanche.

Le surdosage ou le traitement des accotements par mégarde constituent des dépenses non nécessaires qui pourraient être évitées. Maîtriser les quantités de fondants ou abrasifs utilisées est donc primordial.

Toutes les routes n’ont pas le même trafic, hiérarchiser les voies en fonction de leur fréquentation paraît donc être la solution idéale pour optimiser les ressources utilisées et réduire les coûts. Cependant, les routes ne faisant pas l’objet de traitement contre le verglas ou la neige devront être signalées aux usagers afin qu’ils adoptent les bonnes attitudes au volant.

Conclusion

Les plans de viabilité hivernale constituent un enjeu crucial pour la sécurité et le maintien des bonnes conditions de circulation sur le réseau routier. En résumé, une bonne connaissance des outils et matériaux, une formation approfondie sur l’apparition des phénomènes hivernaux ainsi que des données météo dignes de ce nom et vous voilà fin prêt.e à chasser toutes les dépenses inutiles.

A propos 
Responsable Webmarketing, Caroline Saley est en charge de la valorisation des services Previmeteo. Fournisseur de services météo professionnels depuis plus de 15 ans, Previmeteo vous aide à comprendre les enjeux de la météo sur votre activité et à l'intégrer au cœur de votre stratégie. La société fournit des outils pour analyser et réduire l’impact des conditions météo sur votre activité (tels des historiques climatiques) ainsi que des prévisions.

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